L'INTERNATIONALE

(Original French Lyrics: Eugéne Pottier, Music: Pierre Degeyter) (1871/1888)

Eugene Pottier Pierre Degeyter

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The "Internationale" is the song of the Paris "Commune" of 1871. On Sep 4, 1870, the republic was proclaimed in Paris, and from Mar 18 to May 28, 1871, workers and radical citizens established the "Commune", propagating radical reforms like legislation by the workers, equal rights for women, a Proletarian People's Militia, controled prices and compulsory attendance of schools. The "Commune" was overthrown with the help of Prussian troups.

Eugéne Pottier wrote the original French lyrics shortly after the defeat of the communards; his verses were set to music by Pierre Degeyter in 1888. An English version, which contains references to the Russian revolution, was transcribed from a recording by The New Singers, an unidentified male chorus with Marc Blitzstein, piano, NYC, Fall 1935 (original issue: Timely 526; reissued on "Songs for Political Action", Bear Family Records, BCD 15720, 1996).

Manfred Helfert.

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Debout , les damnés de la terre
Debout , les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère ,
C'est l'éruption de la faim.
Du passé faisons table rase ,
Foule esclave , debout , debout
Le monde va changer de base ,
Nous ne sommes rien , soyons tout.

C'est la lutte finale ;
Groupons nous et demain
L'Internationnale
Sera le genre humain.

Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu , ni César , ni Tribun ,
Producteurs , sauvons-nous nous-mêmes
Décrètons le salut commun .
Pour que le voleur rende gorge ,
Pour tirer l'esprit du cachot ,
Souflons nous-même notre force ,
Battons du fer tant qu'il est chaud.

L'Etat comprime et la Loi triche ,
L'impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s'impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux
C'est assez languir en tutelle ,
L'Egalité veut d'autres lois ;
" Pas de droits sans devoirs , dit-elle
Egaux pas de devoirs sans droits ".

Hideux dans leur apothéose ,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la banque
Ce qu'il a crée s'est fondu ,
En décrétant qu'on le lui rende ,
Le peuple ne veut que son dû.

Les rois nous saoûlaient de fumée ,
Paix entre nous , guerre aux Tyrans
Appliquons la grève aux armées ,
Crosse en l'air et rompons les rangs !
S'ils s'obstinent ces cannibales
A faire de nous des héros ,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Ouvriers , paysans , nous sommes
Le grand parti des travailleurs ,
La terre n'appartient qu'aux hommes,
L'oisif ira loger aileur .
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux , les vautours ,
Un de ces matins disparaissent ,
Le soleil brillera toujours.

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